Domaine ouvert à tous

Emotions

Affiche les questions posées de 1 à 5 sur 437.

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Loitchou's3, 18

je vis dans un village au jura...il y a environ 2000 habitants...c'est le village ou tout le monde ce juge, se critique et vis avec des idées d'il y a 50 ans en arrière...comment je fais pour m'épanouir en tant que lesbienne sans avoir peur de ce que je suis?

Cher/Chère Loitchou's3

Que faire ? Te battre sans doute, affronter, peut être, un jour le regard des gens, ou encore t’éloigner pour te construire ailleurs des relations, des amitiés, des amours qui feront que tu te sentes moi seule. Qui sait, sans doute, une rencontre ailleurs pourrait déboucher sur une vie à deux, assumée, dans ton village ?

As-tu des contacts ailleurs ? Comment as-tu vécu jusqu’ici ta vie affective ?

Dr.Gay

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kiosque, 36

Bonjour docteur

je suis en couple, il m'arrive d'avoir quelques aventures toutes protégées. Et en amitié, je n'ai pas beaucoup d'amis, que ce soit hétéro ou gay.
Je vis à la campagne et je travaille dans une grande ville. Et depuis un mois et demi, je vais au marchand de journaux dans la gare de la ville où je travaille.
Et j'ai remarqué le vendeur très gentil, souriant. Bon, c'est normal il fait son métier, il est comme ça avec tout le monde, pas qu'avec moi.
Il est de type bear. J'ai pas envie de lui, quoique... mais bon, je sais qu'il me remarque à chaque fois que je vais un achat chez lui (et j'y vais souvent), j'ai un look assez spécial et il me reconnait alors qu'il voit défiler pas mal de monde à la gare.
J'aimerais juste lui dire que je le trouve sympathique, et que ça fait plaisir de voir une personne souriante avant d'aller bosser et que je le trouve mignon.
Mais bon... je ne sais pas si il est gay. J'ai peur qu'il se vexe si je lui dis ça. De toute façon, meme si je n'étais pas timide, il y a tellement de monde dans la boutique, je n'oserais pas dire ça alors que d'autres clients font la queue à la caisse derrière moi !
C'est un fantasme. On ne réalise pas toujours ses fantasmes, n'est ce pas?
Que dois je faire à ton avis ? lui dire quand meme quelques mots autre que bonjour monsieur, merci au revoir ???

je me permets de te faire un bisou car tu donnes toujours de bons conseils pour nous tous et je t'en remercie

Cher/Chère kiosque

Merci pour tes marques d’appréciation et d’affection. Cela me touche bien sûr.

Bien sûr, les fantasmes ne doivent pas tous être vécus… mais rien n’empêche de tenter de les vivre, non ? Et puis, ce que tu m’écris là ne relève pas vraiment du fantasme, ce n’est pas vraiment non plus d’ordre sexuel.

S’il s’agit simplement de lui rendre son sourire et de lui dire quelques bons mots… n’hésite pas.

Dr.Gay

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Céline2301, 23

Bonjour,
J'ai 23 ans et cela fait huit ans que je suis amoureuse de la même femme. Il s'agit d'un de mes anciens professeurs, qui m'a donné cours et avec qui j'ai eu des contacts un peu plus privilégiés à l'école secondaire. Suite à quelques problèmes familiaux chez moi, nous avons établi un lien plus privé via des SMS, des discussions, une espèce de symbiose sans se parler, des échanges de films et de musique,... Tout cela s'est passé dans le secret. Un jour, elle a voulu couper tout contact. Elle a pris ses distances tout en restant sympathique, on échangeait encore certaines choses, même si plus conventionnels. Et puis il y a eu ce verre qu'on a pris à l'extérieur dans un café du coin, pour clarifier la situation. Durant cette après-midi-là, mon meilleur ami est entré et nous a surprises ensemble. Il a évidemment été très étonné, et au lieu de lui expliquer clairement les choses, elle lui a dit qu'il fallait qu'on lui avoue quelque chose : qu'on était ensemble. C'était évidemment pour rire, même si moi je n'ai pas ri. Quand je lui ai dit qu'il avait eu du mal à comprendre sa blague et qu'il nous avait vraiment crues gouines, elle n'a plus jamais répondu à mes messages et notre relation s'est très fort dégradée, jusqu'à ce qu'elle m'ignore complètement, me fusille du regard et me bouscule incognito dans un couloir de l'école. J'en ai énormément souffert. La situation s'est finalement améliorée en rhétorique, mais les échanges s'arrêtaient à quelques bonjour et sourires, point barre.

Certains pensent qu'elle a ou a eu des sentiments pour moi et qu'elle a fui parce qu'elle avait peur. D'autres pensent qu'elle a voulu me protéger et se protéger de mes parents (ma mère l'avait vue lors d'une réunion). Moi, j'ai pensé qu'elle me détestait tant elle m'a fusillée des yeux et fait comprendre que je l'énervais, mais je ne sais plus ce qu'il faut penser. Je sais juste que je dois l'oublier et je n'y suis jamais parvenue.
J'ai l'étrange sentiment que quelque chose est resté inachevé, que quelque chose est en stand by, ne serait-ce que parce qu'elle m'observe et fuit mon regard quand on se revoit, puis parce que je sais qu'elle a déjà eu peur pour ma vie.
Ca, ce sont les faits.
Mes rêves vont aussi dans ce sens et ce sont eux qui m'empêchent d'avancer, de tourner la page comme l'auraient fait la plupart des gens, homos ou hétéros. Dans beaucoup de ces rêves, elle apparait et la situation est plus ou moins ambigüe. Mais quel que soit le cadre, le contexte et la relation que nous avons, elle cherche toujours à me dire quelque chose, à communiquer, son comportement est difficilement saisissable.

Le meilleur conseil, je le sais, c'est d'OUBLIER. On me l'a assez répété, je me le suis moi-même assez souvent répétée. La question, c'est : comment ? Cela fait maintenant cinq ans que j'ai quitté cette école, que je ne la revois plus que très très rarement, que j'ai d'autres relations. Je viens d'être diplômée sage-femme et j'adore mon métier, j'enchaîne des relations qui sont tout juste satisfaisantes d'un point de vue sentimental, j'assume complètement ma sexualité, en théorie je n'ai pas à me plaindre de la vie que je mène. Mais je suis malheureuse parce que je stagne sur ces sentiments-là... Toujours dans l'idée que quelque chose n'est pas clair, voire inachevé. Pourtant, elle est avec quelqu'un et elle a eu un fils.

Y aurait-il un éventuel conseil, quelque chose que je pourrais faire ? C'est bâteau, de ne pas savoir faire un deuil, mais je coince vraiment. A force, ça me mine complètement.

Céline

Cher/Chère Céline2301

Je crois que tu butes simplement sur le fait que ce dialogue est resté inachevée et est surtout resté flou, confus. Tu ne sais pas en fait ce que sont ses sentiments pour toi. Peut-être as-tu aussi des remords de ne pas avoir su trouver les mots à l’époque. Peut être te sens-tu coupable de ne pas avoir su « gérer » la situation, faire évoluer et grandir votre début de relation… ?

En tous les cas, il est peut-être bon de rappeler, banalement, que les histoires se font à deux et que tu ne peux être tenu pour responsable unique de ce qui s’est passé. Il est probable que ton âge ait aussi été un facteur déterminant dans la façon dont s’est déroulé votre histoire commune.

Il ne semble pas que tu attendes quoique ce soit maintenant. Pourquoi ne pas lui écrire ce qu’il en est ? ce que tu as ressenti, pourquoi elle a été importante, pourquoi elle est encore importante aujourd’hui même si tu ne souhaites pas ( ?) construire avec elle maintenant ou parce que vous êtes toutes deux « engagées » dans un autre moment de vos vies respectives. Cela n’enlève en rien à la valeur et à la beauté des sentiments que tu as éprouvés envers elle. En d’autres termes, le fait d’être claire avec elle peut être fondamental pour que tu retrouves ta sérénité et que tu puisses aller de l’avant.

J’espère que cet autre éclairage te servira. Je reste à ta disposition pour continuer cet échange.

Dr.Gay

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Andeioa, 21

Mesdames, messieurs, bonjour et merci de tenir ce site ouvert, disponible. C'est important, car ça aide de nombreuses personnes sans aucuns doutes.

Il est venu mon jour où je fais appel à vous, me sentant démuni de tout outil...pour résoudre, dépasser une situation qui me semble compliqué, hors de ma portée.

Je suis un jeune garçon de vingt et un ans bientôt et depuis mes 16-17 ans je vis confortablement avec ma famille, mes amis : en accord sur mon homosexualité.

Il y a un an, lors du mois de juillet 2009 j'ai côtoyé un jeune homme au cours d'une sympathique soirée entre amis. Mon intérêt a été piqué au vif et j'ai entrepris de lui faire la cour à ma manière très romantique. Au fil des jours, nous nous sommes largement plu tout les deux et pour finir nous avons débuté une relation ensemble.
Mon ami à 26 ans, il terminera bientôt son master en étude de droit international. Le plus surprenant c?est qu?en une année de vie passé en sa famille, en la mienne, avec nos amis? Je n?ai rien à lui reproché et c?est tout simplement magnifique. Il est tout ce qu?un homme, une femme, un homo, pourrait souhaiter de son conjoint/e : à l?écoute, attentionné, tendre, amoureux, souriant, curieux, discret, chaleureux, amical, doux et plus encore.

Seulement moi, j?ai vacillé déjà deux fois dirais-je, au travers de mon comportement déplacé depuis le début de notre relation.

La première fois fut à peu près 4-5 mois après notre engagement. Je suis rentré le soir à la maison et d?un coup, l?idée m?est venue d?aller sur un chat homosexuel. J?ai été pris comme d?un désir enflammé n?étant plus moi-même, comme si c?était mon ombre qui avait pris possession de moi-même. Comme si mon petit diable noir était devenu gigantesque dans ma tête et que mon ange gardien n?avait pu retenir l?autre. J?y ai été et j?ai tenu des discutions érotiques, sans photos ni autres, que des mots. J?ai pu tirer de l?excitement de cela et me masturber. Seulement, à la seconde même ou l?orgasme est terminé c?est comme si ma propre conscience me revient à 100% et la c?est mon drame. J?ai eu honte, je me suis dégouté, comme sale de mon acte. Car je valorise ma vie et mon engagement sous des mots bien connu ; confiance, fidélité, communication, ? Mais surtout pas un acte pareil, en rien me correspondait-il. J?ai été si affligé par mon comportement que je n?ai que peu dormi cette nuit là?le lendemain je suis resté muet durant quasi toute la mâtiné de cours, même mes camarades se sont inquiétés de mon état, car je suis habituellement très dynamique, très ouvert, communicatif, je m?exprime, je ris, mais ce matin je n?ai rien dit. J?avais envie de partir, d?avoir fait un mauvais rêve, car j?avais se sentiment de m?être trahi moi-même plus encore que mon ami. J?ai écris sur une feuille en cours ce que j?avais fait et j?y ai écrit ne plus jamais vouloir faire ça?j?ai collé le tout et dit à mon camarade à côté « Signe la dessus et met la date stp », il l?a fait sans rien dire. C?était comme ma promesse à moi. Alors à midi, je me suis rendu voir une camarade de classe, amie depuis des années, simplement on étudie la même chose?je lui ai annoncé ça?elle a pas compris pourquoi je me mettais dans un tel état?j?ai su lui expliquer un peu et le soir venu j?ai tout déballé ma soirée du jour précédant à mon ami. Quelle difficulté et quel soulagement. Il a cependant été magiquement compréhensif, enfin plutôt confiant. Il a dit qu?il m?excusait, qu?il était cependant déçu, mais qu?il tenait trop à moi et qu?il souhaitait que ça n?aille pas plus loin. J?ai passé ensuite quelques jours noirs avant de petit à petit reprendre ma couleur normale.
Néanmoins, voyez vous je n?ai pas arrêté. Peut-être 1-2 ou 3 semaines après j?y suis retourné, mais cette fois sur un site dit gay roméo. Mais c?était toujours la même chose. Par exemple j?étais dans le train et l?idée me venait d?aller là bas et op, c?était comme si on me dirigeait comme une marionette, comme un pantin, plus maître de moi-même, je suis allé plus loin, car sur ce site il faut s?inscrire?je l?ai fait?j?ai recherché l?excitation sexuelle pendant parfois plusieurs heures avec d?arriver à terme?et là..à nouveau je sens mon esprit accablé d?une violente douleur sentimentale, je me dégoute de moi-même, je supprime immédiatement mon compte du site et me jure de ne plus jamais le faire. Je me couche encore l?esprit alourdi d?avoir succomber à quelque chose qui est hors de ma maitrise?je me sens seul perdu?puis ça se répète encore?parfois 1 fois dans la semaine, parfois deux fois, parfois pas du tout, le dégout, la honte, la haine parfois même, ne dégrossissent pas, les nuits sont difficiles après chaque acte. Les choses s?accumulent, je le cachent à mon ami sans le lui dire, par honte, peur, ne sachant comme réagir. Que va dire la famille ? Lui ? Les amis ? Je suis seul avec moi-même, alors je refoule l?acte dans mon esprit. Durant des mois je lui cache cela. Mais moi j?ai toujours dit, que toutes conneries nous retombent un jour dessus. Durant nos vacances, je n?y ai pas pensé et cela ne m?a pas manqué. Ainsi ce week-end a peine avait-t-il tapé la lettre /g/ dans ma barre web que c?est affiché un lieu de gay roméo message. Il m?a appelé d?un air froid, mais parfaitement calme, sans colère. Il c?est assis et m?a demandé pourquoi à la lettre g s?affichait cela?j?ai hésité, j?aurais préféré être comme un enfant, à 10?000km de là?mais je me suis dit que c?étais le moment d?avoué. J?ai dit..petit à petit..le problème?comme une pulsion?car il est vrai que je n?arrive pas à expliquer pourquoi je fais cela. Il a écouté, parfois posé une ou deux questions?toujours dans son calme le plus total. Puis il a dit, on va pas se quitter, je tiens bien trop à toi. Il est parti ensuite à une soirée que nous avions?et je suis rentré chez moi, épuisé, sentant un poids inconnu sur mes épaules.
Il sait maintenant que je me suis inscris sur gay roméo autant de fois que je me suis désincri. Que j?y ai recherché une excitation sexuelle directe. Il m?a demandé pourquoi ? Mais je n?ai pas de réponse à donner, mon esprit est vide à cette question?c?est pas moi qui fait ça?c?est comme une pulsion, je ne contrôle pas mon acte. Il l?a dit après que je l?ai informé de mon manque de contrôle : « Cela ne te correspond absolument pas, tu agis contre tes valeurs, ta morale, tes sentiments, contre tout ce que tu as appris, je suis très inquiet que tu arrives pas à te contrôler.»
Pendant que je consultais ce site, j?ai aussi recherché des Docteurs à même de pouvoir m?apporter de l?aide, mais j?ai eu trop peur, trop honte surtout de pas gérer le seul acte qui m?ai échappé à ce jour, alors je suis resté sans rien faire et j?ai pas su arrêté : j?ai consulté personne.

Je pense que vous avez compris mon problème. Je me sens particulièrement affligé de mes actes, j?ai honte de moi, car j?ai fait sa à son insu, à celle de ma famille et de mes amis qui tiennent beaucoup à mon copain comme sa famille tient à moi. Nous sommes dans un rapport plein, rond, sans aucuns soucis. Nous faisons l?amour suffisamment de fois et on a même fait durant une semaine chaque jour pour que je me rende compte que trop souvent ça gâche l?intensité du moment et qu?attendre fait monter le plaisir lors de nos vacances dernièrement. Je ne manque pas de sexe avec mon ami, j?en ai envie souvent, mais je me retiens. J?ai peur de moi et j?ai donné naissance à une colère contre moi-même qui me ronge, puisque je ne me suis pas maîtriser. Je hais ce genre de site, de tenter si aisément et d?être si accessible. Par-dessus tout, je vois encore pour la seconde fois, la véritable valeur de mon ami au grand éclat, il est magnifique et sans lui je risque de perdre très gros et de devoir attendre longtemps, voir la vie pour trouver un petit peu semblable et aussi bien. Je veux passer au delà de mon énorme erreur, il m?offre lui la confiance et son ambition de voir notre couple avancer. J?ai peut-être que vingt ans, c?est jeune, c?est fébrile, parfois naïf, mais j?ai la rage d?offrir à mon homme tout l?amour qu?il offre autour de lui et à moi. Je veux lui rendre sincèrement cela. Je veux m?excuser. Je veux ne plus avoir à faire ce que j?ai fait.

Merci d?avance à vous tous pour votre aide et votre regard extérieur,

E.

Cher/Chère Andeioa

Ton message est charmant par son ingénuité, sa candeur et son excès aussi. En un mot comme en cent, il est normal que tu aies un jardin secret, des fantasmes, des envies de jouir, de te masturber seul. Ressentir un désir brut, sans objet (sans personne à qui le diriger), un désir violent, qui peut parfois nous dépasser constitue le quotidien de la majorité des hommes, même en couple. C’est peut être aussi le quotidien de ton compagnon. Simplement, dans la majorité des cas, les gens ne s’étendent pas sur le sujet avec leurs proches. C’est exactement ce que c’est : un jardin secret, une intimité.

Ce que je vais te dire va peut être te sembler triste ou réducteur, mais il est difficile qu’une personne nous apporte tout ce dont nous avons dans la vie. Du point de vue social, du point de vue professionnel, du point de vue de nos besoins les plus basiques. Nos vies sont un agrégat de dizaines de personnes où chacun joue un rôle. Personne ne pourra être un « TOUT » pour toi.

Le désir dont tu parles n’est pas externe à toi. Il t’appartient, il est toi. Apprends à le connaître, à l’apprivoiser, à le « remettre à sa place » s’il t’ennuie mais ne le nie pas. Assume-le. Ce qui n’implique pas forcément que tu le revendiques auprès de tes proches mais simplement que tu cesses de le vivre comme étranger, que tu acceptes qu’il y a là toute une partie de toi, à observer, à vivre, et, si tu le veux, à explorer.

Je reste à ta disposition si tu veux continuer cet échange.

Bon été,

Dr.Gay

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augabelo, 21

Bonjour Dr. Gay,
J'ai 20 ans, et je suis depuis 2 ans avec mon copain qui a 38 ans. Il habite Paris, et malgré la distance, nous nous aimons et nous sommes heureux ensemble.
La femme de mon père m'a avoué il y a quelques jours qu'elle savait à propos de mon homosexualité et de ma relation avec mon copain (Je m'en doutais, mais on en avait jamais parlé).
Elle m'a dit que ce n'était pas du tout bien pour moi d'être avec un homme aussi âgé, que je lui faisait penser à un escort boy et mon copain à un pédophile.
Cela m'a fait très mal, les mecs de mon âge ne m'attirent pas vraiment.
Quand je pense à ma relation avec mon copain, la différence d'âge me gène uniquement vis à vis du regard et du jugement des autres.
Qu'en penses tu ?

Cher/Chère augabelo

La réaction de la femme de ton père est malheureusement courante. Ce genre de préjugés est plutôt commun, même pour les personnes hétérosexuelles.

Je n’y attacherai pas d’importance en soi. L’important, comme tu le dis, c’est que cette relation te rende heureux et qu’elle soit basée sur de la confiance et de l’amour.

La femme de ton père a peut être voulu te blesser. Je ne connais pas la nature de vos rapports. Il se peut qu’elle ait fait en anticipant la réaction, peut-être douloureuse que pourrait avoir ton père à apprendre que tu es homosexuel. Au-delà de ça, il est sans doute bon de rappeler que les dynamiques du coming out ne sont pas toujours celles que l’on anticipe. Je m’explique.

Bien souvent, l’on fait son coming out en se sentant soi même blessé, victime de l’incompréhension de la société autour de nous, cherchant un réconfort, l’acceptation de nos proches… On ne se rend pas compte qu’au moment même où nous faisons cette déclaration, nos proches eux-mêmes deviennent victimes. Ils ne reconnaissent plus leur enfant ou leur ami. Ils entrent alors en état de choc et de déni, se refusant à croire ce qu’on leur expose.

Paradoxalement, c’est à ton tour, au moment même où tu t’attends à recevoir de l’aide, de les guider, des les aider, de les accompagner pour te rencontrer à nouveau.

Je ne peux te dire combien de temps cela peut prendre. Tout dépend de la violence de leur réaction et de leur déni. Mais, là encore, rien n’est écrit. Tu ne me dis pas s’ils ont eu l’occasion de rencontrer ton ami… Le connaissent-ils déjà ?

Dr.Gay

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